Voici ma toute première fic, elle date de mai 2007 déjà n_n'
C'est une fanfiction sur la base du groupe Dir en Grey.
Reviens-moi…
Ne me laisse pas seul…
Je t’en prie ne t’en va pas !
Restes avec moi ! Je ne veux pas que tu partes !
Reste là près de moi !
Ne pars pas ! NON !
*******
Il se réveilla en sursaut, trempé de sueur, et horriblement seul.
4h00. Les répétitions ne commençaient qu’à 8h30.
Il se leva, nonchalamment, enfila son yukata et prit ses cigarettes. Il traversa le salon seulement éclairé par la faible lueur de la Lune et sortit
fumer sur le balcon, malgré le vent froid qui soufflait.
C’était la troisième, ou peut-être bien la quatrième cigarette qu’il fumait, il ne savait plus bien. Le froid lui piquait les
joues et ses mains engourdies le faisaient souffrir. Il se décida enfin à rentrer.
8h00, déjà, il n’avait pas vu le temps passer sur le balcon. Il entreprit alors de boire un café avant d’aller de préparer
pour les répétitions, mais doucement, sans se presser.
*******
_Le réveil n’a pas sonné ?
_ Désolé…
_Bah ! Tu sais à force on s’habitue !
Cette phrase fut accompagnée d’un fou rire général.
Ils doivent continuer d’ignorer…
Il se contenta de leur passer la langue comme lui seul savait le faire et de feindre la bonne humeur.
_Bon maintenant que Dormeur est arrivé on peut peut-être commencer, qu’est-ce que vous en pensez ?
_A vos ordres Chef !
Toshiya joignit le geste à la parole et passa la sangle de sa basse sur ses épaules. Kaoru et Die prirent également leur guitare et entreprirent de les
accorder pendant que Kyô mettait en place son micro et que Shinya attendait derrière sa batterie qu’il avait, comme à l’accoutumée, rejoint dès son arrivée.
_Faudrait peut-être qu’on se mette d’accord sur une chanson ?
_Waouh ! Une parole intelligente sortie de la bouche de Die !
_T’insinues quoi là ?
_Rien, rien…
_Baka !
_Bon c’est fini ?
__Oui, Ô Chef Suprême !
Toshiya passa la langue à Die tel un gamin et cria, comme s’il venait d’avoir une illumination :
_ MUSHI !
_Oh ! Merci de l’avoir proposé avec tant… d’enthousiasme Totchi… Bien alors allons-y.
Je ne dois pas pleurer. Même s’ils sont habitués, je ne dois pas…
*******
Pourquoi n’ai-je pas compris mon cœur plus tôt ?
Je t’aime tellement !
Reviens-moi…
Je ne suis qu’un imbécile.
Depuis que tu es parti,
Ces filles qui s’enchaînent…
J’ai si mal…
« Watashi wa koroshita watashi kokoro… » (1)
Dernière phrase, dernier accord, premières larmes. Il reposa son micro sur son pied et sortit en
courant. Dehors il s’assit par terre, contre un mur, les genoux repliés, la tête posée dessus, il ne pouvait retenir ses larmes.
Il n’avait pas remarqué Toshiya qui, au moment où il s’était mis à courir, s’était empressé de
poser sa basse pour le suivre. Il le vit, replié sur lui-même, il devina aisément qu’il pleurait.
Il s’approcha et s’assit près de lui. Surpris, Kyô leva vers lui un visage triste aux yeux rouges et aux joues inondées
de larmes.
_Que se passe-t-il ?
_Rien de plus que la routine, elle est partie, comme toutes les autres.
Pourquoi mentait-il si mal lorsqu’il était avec lui ?
_Pourquoi es-tu parti ? Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Ce n’était qu’un murmure, une plainte et le brun dût tendre l’oreille pour l’entendre.
_ Oh Kyô… Excuse-moi…
Avant qu’il n’ait eu le temps de reposer sa tête sur ses genoux le brun lui attrapa délicatement le menton pour joindre tendrement leurs lèvres.
Kyô, surpris par ce geste dont il avait tant rêvé, se demanda si ce n’était pas uniquement un baiser de réconfort, jusqu’à ce qu’il sente la langue du
bassiste demander le droit de passage qui lui fut aussitôt accordé.
Leurs bouches jointes, leurs langues jouant l’une avec l’autre, ils se séparèrent à contrecœur.
_Totchi, je t’aime !
Il entoura le cou du bassiste de ses bras et enfoui sa tête dans son cou. Le brun passa ses bras autour de la taille du blond.
_C’est de ma faute, j’aurais dû te parler avant, mis j’avais si peur que tu me rejettes. Je t’aime tellement…
Ils restèrent dans les bras l’un de l’autre sans remarquer les personnes qui gravitaient autour d’eux et qui les regardaient
plus qu’étrangement.
Ils étaient juste là, l’un contre l’autre, protégés dans une bulle faite de leur amour. Ils joignirent à nouveau leurs lèvres pour un doux
baiser qui scellera à jamais l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.
~Owari~
(1)Mon propre cœur m’a tué
[24.05.2007 – 00h05]
Voilà, j'espère qu'elle vous aura plu ! N'hésitez à me dire ce que vous en pensez !
Tchuss~